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Un créateur d’entreprise sur deux opte pour le nouveau statut d’autoentrepreneur

dimanche 6 septembre 2009, par jeanmi


A la fin du mois d’août, plus de 200 000 personnes seront devenues des autoentrepreneurs. Une performance pour un régime entré en vigueur le 1er janvier 2009. Il stimule le nombre des créations d’entreprises. Celui-ci a, en effet, augmenté de 61 % en juillet, par rapport à juillet de l’année précédente, alors que, durant la même période, les immatriculations sous forme de société ont diminué de près de 13 %, selon les chiffres publiés jeudi 27 août par l’Agence pour la création d’entreprises (APCE).

Une mise en oeuvre simple et rapide

Création :

Elle s’effectue en ligne : www.lautoentrepreneur.fr

Charges sociales et fiscales Elles sont calculées en fonction du chiffre d’affaires réalisé. Soit 13 % du chiffre d’affaires pour les activités de commerce, 23 % pour le secteur des services et 20,5 % pour les professions libérales relevant de la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse (Cipav).

Limites :

Attention ! Ce régime peut ne pas être adapté à une activité nécessitant des investissements et des achats importants.

Sur les sept premiers mois de l’année, plus d’un créateur sur deux a opté pour le régime d’autoentrepreneur, indique l’Insee dans une note parue le 19 août.

Paradoxalement, la crise profite à ce nouveau régime. Environ un tiers des autoentrepreneurs étaient chômeurs quand ils ont décidé de créer leur activité. Ceux-ci apprécient la facilité de création d’une autoentreprise. D’autant que, depuis le 1er mai, les chômeurs, bénéficiaires de l’aide aux demandeurs d’emplois créant ou reprenant une entreprise (Accre), peuvent également profiter du régime d’autoentrepreneur. Des charges inférieures à celles du régime général leur sont imputées.

Et depuis le 1er août, ce régime d’autoentrepreneur est aussi compatible avec le versement du revenu de solidarité active (RSA) : il s’ajuste automatiquement en fonction de l’évolution des revenus de l’autoentrepreneur.

PLAFOND D’ACTIVITÉS

La simplicité du système explique également son succès. Au lieu d’une journée environ pour créer une entreprise classique, une quinzaine de minutes suffisent pour s’inscrire comme autoentrepreneur, en utilisant les formulaires mis en ligne sur le site officiel de l’autoentreprise.

Le numéro d’immatriculation de l’entreprise, le Siret (Système d’identification du répertoire des établissements), parvient à l’intéressé une quinzaine de jours plus tard.

Facile à créer, l’autoentreprise est surtout facile à gérer. Les charges sociales et fiscales d’un autoentrepreneur sont calculées en fonction du chiffre d’affaires réalisé, et non de façon forfaitaire comme cela est le cas pour un gérant de SARL (société à responsabilité limitée), qui doit payer des charges sociales, parfois excessives, les deux premières années. Et attendre la troisième année pour éventuellement récupérer le trop versé.

Mais le régime d’autoentrepreneur n’est adapté qu’à des projets de faible envergure, car ses ressortissants ne peuvent dépasser un certain plafond d’activité : 80 000 euros par an pour les activités de commerce, 32 000 euros pour les activités de service et les professions libérales.

ESSAYER UNE IDÉE SANS RISQUE

Ce régime d’autoentrepreneurs se développe-t-il au détriment d’entreprises classiques ? Les responsables des chambres de métiers l’ont redouté. Mais des ajustements qui devraient faire l’objet d’amendements au projet de loi sur les réseaux consulaires semblent les avoir rassurés.

Ces amendements prévoient que les autoentrepreneurs exerçant dans l’artisanat devront s’inscrire dans les chambres de métier. Et que ceux exerçant des professions réglementées, comme les plombiers, ou des métiers liés à la sécurité et à la santé des consommateurs devront témoigner de leurs qualifications.

Pour François Hurel, président de l’Union des autoentrepreneurs, ce régime est un tremplin vers l’entreprenariat à part entière. "Plus de 60 % des autoentrepreneurs envisagent de se développer et de créer une société ", affirme-t-il. "Ce régime permet d’essayer une idée sans prendre de risque", plaide M. Hurel.

Ce régime d’autoentrepreneur est également bien adapté à ceux qui cherchent un complément de ressources. Un tiers des autoentrepreneurs sont des salariés, et pour l’instant seulement 6 % sont des retraités ; mais ce taux pourrait augmenter. En effet, depuis le 1er janvier, les retraités peuvent cumuler intégralement pension de retraite de base et revenu d’une activité professionnelle.

Repris sur le site http://www.lemonde.fr article de Annie Kahn

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